Sur Internet, les histoires des femmes africaines leaders restent sous-représentées. Malgré les contributions remarquables des femmes dans les domaines du leadership, de l’entrepreneuriat, de l’éducation, du service public, de la technologie et des industries créatives, nombre de leurs réalisations sont encore absentes des plateformes numériques. Cette sous-représentation ne limite pas seulement leur visibilité, elle affecte également la manière dont les générations futures accèdent aux connaissances sur les femmes qui contribuent au développement de l’Afrique.
Pour contribuer à relever ce défi, un atelier de formation à Wikipédia a été organisé à Antananarivo, Madagascar, dans le cadre de la campagne EditHer 2026 Avril, menée par Africa Wiki Women à travers sa coordinatrice de la communauté francophone, Raveloaritiana Mamisoa.

À propos de la campagne EditHer 2026
L’édition d’avril d’EditHer 2026 était axée sur la création et l’amélioration de contenus consacrés aux femmes africaines leaders et actives dans différents domaines, tout en encourageant une plus grande participation des femmes éditrices à travers le continent.
Les objectifs de la campagne comprenaient :
- Créer des articles Wikipédia sur les femmes africaines leaders et actives dans différents domaines
- Améliorer et traduire les articles existants
- Créer et améliorer des éléments Wikidata liés aux femmes africaines dans les domaines du leadership et du travail
- Guider et accompagner les nouvelles éditrices afin de contribuer à réduire les écarts de contenu liés au genre en ligne
Cette initiative visait à garantir que les réalisations des femmes africaines soient mieux représentées et accessibles sur les plateformes de connaissance numérique libre.
Un atelier dans la capitale de Madagascar
L’atelier local, dirigé et organisé par Raveloaritiana Mamisoa, s’est tenu le 14 mai à Antananarivo et a réuni 20 participantes et participants enthousiastes autour d’une mission commune : accroître la visibilité des femmes africaines sur Wikipédia tout en contribuant dans la langue malgache.
La session a été officiellement ouverte par Cactus0625, membre de l’équipe du Wikimedia User Group Madagascar, qui a encouragé les participants à considérer les projets Wikimedia comme des outils importants pour préserver et partager les connaissances de Madagascar et de l’ensemble de l’Afrique. Bluerose25 a animé la formation sur Wikidata, en présentant aux participants l’importance des données structurées et ouvertes, ainsi que le rôle de Wikidata dans l’accessibilité des connaissances sur les différentes plateformes Wikimedia. Mammysou17 a animé les sessions d’édition sur Wikipédia, en accompagnant les participants dans la création d’articles, la traduction, l’ajout de références et l’amélioration des contenus en langue malgache.
Parmi les participants, on comptait :
- 13 nouvelles éditrices et nouveaux éditeurs
- 7 éditrices et éditeurs expérimentés de Wikimedia Madagascar
Les éditeurs expérimentés ont joué un rôle important de mentorat tout au long de l’atelier en accompagnant directement les participants, en répondant à leurs questions et en facilitant l’apprentissage des débutants. Cette atmosphère collaborative a permis de créer un environnement d’apprentissage accueillant et interactif.
Réalisations de l’atelier
L’une des principales réalisations de l’atelier est que chaque participant a réussi à créer ou à améliorer au moins deux articles Wikipédia en malgache. Une liste d’articles a été créée afin d’aider les participants à choisir les articles à créer ou à améliorer, ainsi qu’à ajouter des éléments ou des déclarations sur Wikidata. Ils sont également motivés et souhaitent poursuivre leur contribution. L’éditathon-concours, organisé dans le cadre de cet atelier, se poursuivra jusqu’au 29 mai.
Cette activité a constitué une contribution importante pour :
- Développer les contenus en langue malgache en ligne
- Documenter les réalisations des femmes africaines
- Encourager la participation locale aux projets de connaissance libre
À travers cet atelier, les participants ont été encouragés non seulement à documenter les réalisations des femmes africaines, mais aussi à contribuer en malgache. Cela a démontré que notre langue a toute sa place dans les espaces mondiaux de connaissance et que les communautés locales peuvent contribuer activement à façonner l’histoire numérique dans leur propre langue et avec leur propre voix.
Une leçon importante tirée de l’organisation de cet événement est que la visibilité ne se crée pas automatiquement. Si nous voulons que le leadership et l’histoire des femmes soient reconnus en ligne, nous devons créer intentionnellement des espaces où les femmes peuvent elles-mêmes raconter, documenter et préserver ces histoires.
L’organisation de cet événement local EditHer 2026 a également montré que l’activisme en faveur du savoir numérique peut s’articuler avec la défense des droits des femmes, la préservation des langues et l’autonomisation des communautés. L’aventure ne s’arrête pas à un seul atelier. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large visant à faire en sorte que les contributions des femmes africaines soient documentées, accessibles et visibles pour les générations futures.
Pouvez-vous nous aider à traduire cet article ?
Pour que cet article soit diffusé au plus grand nombre, nous avons besoin de votre aide. Pouvez-vous traduire cet article pour faire passer le message ?
Commencer la traduction


